Carnet d'Egypte

Carnet de voyage en Egypte. Carnet n°41. Année 2000. Aquarelles, croquis à la plume sur papier Canson. Format demi A4.

La vallée des reines - Deir El Bahari
Temple de Philaé - La salle hypostyle
Philae- Le kiosque de Trajan
Le Caire - La vie quotidienne
A bord du Chéops III
La Mosquée Ibn Touloun
Sélio - Karnak
Façade de la grande salle hypostyle - Edfou
Colosses de Memmoum -Thèbes
Puits à balancier ou Chadouf
La danse du bâton
Sur la félouque - Assouan
Sur la félouque - Assouan
Sur la félouque - Assouan
Sur la félouque - Assouan
Ile Kirchner - Assouan
Promenade en félouque - Assouan
Ile éléphantine - Assouan
Etude d'un personnage
Primaire, village nubien - Assouan
Repas
Village nubien - Assouan
Village nubien - Assouan
Vue sur le Nilk - Philaé

Notes

Carnet de voyage en Egypte. Carnet n°41. Année 2000. Aquarelles, croquis à la plume sur papier Canson. Format demi A4.

Au milieu d'un terrain vague, une imposante enceinte de brique qui protège des regards une des plus belles mosquées du Caire : la mosquée Ibn Touloun, édifiée au Xe siècle.
La plus ancienne mosquée d'Egypte encore existante respire le calme et la sérénité. Ses lignes pures et sobres, dégagent une impression de quiétude qui tranche avec l'agitation du quartier. Il est possible d'accéder au sommet de son minaret, entre le corps de la mosquée et l'enceinte, par un escalier en colimaçon extérieur, exceptionnel dans l'architecture islamique. De là haut, on peut se repaître du spectacle sans fin des ruelles et terasses.

Mosquée Ibn Touloun - Simone Boulanger

Centre des affaires et du commerce le plus important du monde arabe. La capitale égyptienne s'étend sur les deux rives du Nil. Insaisissable, la plus grande ville du continent africain grignotte un peu plus chaque jour les sables du désert et les terres agricoles. Tant est si bien que nul ne sait combien sont les cairotes : 10, 15, 20 millions ?
Le Caire étonnait déjà le voyageur du temps des mamelouks. Aujourd'hui, ils s'effarent des embouteillages sans fin, de la poussière omni présente, des concerts ininterrompus de klaxons de l'urbanisme échevelé et des foules qui se pressent jusque sur les chaussées.

Les quartiers les plus pauvres cotoient les plus riches, les mendiants, les hommes d'affaires et les Mercedes dernier cri, les carrioles branlantes. Mais Le Caire, insubmersible, inaltérable, reste pour les égyptiens "la victorieuse", "la Mère du monde", ou plus simplement "Misr", du nom de l'Egypte toute entière.

Vie quotidienne - Le Caire - Simone Boulanger

Construit pour l'essentiel sous le Nouvel Empire. Tout au long des 1500 ans ou Amon règne en maître sur le panthéon des dieux égyptiens, le temple constitua un chantier permanent. Chaque souverain voulait en effet bâtir son propre édifice à la gloire du dieu, quitte à détruire ou à réutiliser ceux de ses prédécesseurs.

Plus qu'un temple c'est un immense complexe (1 kilomètre de long et 700 mètres de large !) tout entier dédié à Amon. C'est ici la démeusure du dieu, ici qu'il vit. Pour le servir, il y a le pharaon assité -car la tâche est lourde et grandiose - de milliers de prêtes. Jusqu'à 8000 de ces serviteurs tout puissants, représentés sur les bas-reliefs, vêtus de leur tenue en peau de léopard, se dévouèrent à cette mission. Chaque matin Amon est réveillé en musique, puis parfumé et encensé. Des offrandes lui sont apportées pour qu'il puisse se subtenter. Le soir c'est le pharaon en personne qui ferme les portes du sanctaire avant de s'éloigner à reculons.

Karnak - Simone Boulanger

Une figure étonnante hante ce temple, celle de la reine Hatchepsout - du roi devrions nous dire, car cette femme devint en fait un pharaon. A la mort de son mari, elle devint regeante du royaume. Elle se contenta d'abord sagement de ce rôle mais pendant peu de temps. Fondant probablement son coup d'état sur l'alliance d'un grand nombre de dignitaires, elle se fît bientôt couronner pharaon. Elle prit l'habit royal. Le récit de son origine divine parut à point pour légétimer son acte.

C'est à Deir-el-Bahari qu'eut lieu le terrible massacre perpétré par les islamistes et où de nombreuses personnes perdirent la vie.

Le temple de Deir-el-Bahari - Simone Boulanger

Aujourd'hui, près de 90% de la population égyptienne est de confession musulmane sunnite. L'Islam est la religion officielle, inscrite comme telle dans la Constitution amandée en 1991.
Les chétiens (coptes) constituent une assez forte minorité (8%). La grande majorité suit le rite orthodoxe sous l'autorité de leur patriarhe Chenouda III. Les coptes habitent souvent des villages ou des quartiers qui leur sont propres. Ils se distinguent également par une croix tatouée sur leur poignée. Certaines églises ont adopté les néons pour rivaliser avec les mosquées. Depuis plusieurs années la communauté copte est en butte aux attaques des islamistes armés.
Le judaïsme a presque disparu des bords du Nil. Exposés à l'hostilité de la population et du gouvernement de Nasser, accusés d'être complices de l'état d'Isarël, 30 000 juifs ont quitté l'Egypte à partir de 1950.

Le Nil pourra t-il encore nourir très longtemps tous ses enfants ? La population contitue en effet l'un des problèmes les plus préocupant de l'Egypte contemporaine. Les chiffres sont parlants : 3 millions d'habitants au début du XXè siècle, près de 70 000 millions au début du XXIè siècle. Et tous ces habitants sont concentrés sur une surface utile équivalente à la superficie de la Belgique. Si la densité moyenne est de 400 habitants au km2 (contre 95 en France), elle atteint 32 000 au km2 au Caire, avec des pointes de 100 000 habitants au km2 dans les quartiers les plus pauvres grossis par l'exode rural.

Parce qu'il est difficile de trouver un emploi - et surtout un emploi décemment payé - en Egypte, l'émigration économique constitue, pour de nombreux jeunes, un passage obligé. Patissiers, médecins, ingénieurs, professeurs : ils sont plus de 2 millions à travailler à l'étranger, notamment dans les pays du golfe, dans des conditions de vie souvent difficiles. Car dit le proverbe, éloignez l'égyptien de son Nil, il en mourra..

Le puit à balancier, ou chadouf. Les paysans égyptiens utilisaient cette technique pour alimenter leurs canaux d'irrigation avec l'eau du Nil. L'appareil est composé d'une longue flèche en équilibre sur un portant, équipée d'un baquet à l'une de ses extrémités, et d'un lourd contrepoids à l'autre. L'utilisateur tire sur la corde du seau vide pour faire descendre celui-ci au niveau du fleuve, puis il laisse le contrepoids exercer son action. Le baquet remonte plein à hauteur du canal et le paysan n'a plus qu'à verser l'eau récoltée.

Le puit à balancier - Simone Boulanger

Le royaume du Nil couvre 6400 kilomètres, depuis sa source au coeur de l'Afrique, jusqu'à son embouchure en Méditerranée. Les égyptiens de l'Ancien Empire savaient peu de chose sur le cours supérieur du fleuve et croyaient qu'il jaillissait d'une mer souterrainne au niveau de l'île éléphantine. En fait, deux cours d'eau principaux se réunissent pour former le grand fleuve. Le Nil blanc sort du lac Victoria, conflue avec le Nil bleu (sorti d'Éthiopie, au lac Tana) à Khartoum. Puis, il pénètre en Egypte, dépasse Thèbes et la riche plaine de Faydem. Au delà, c'est le delta propère, centre agricole du pays.

"L'Egypte est un don du Nil" note Hérodote. Sans lui, elle ne serait que nudité. Grâce à lui, les pharaons ont gouverné l'un des pays les plus richement pourvus de leur temps. Chaque été, le Nil leur apportait les eaux d'irrigation indispensables, grâce au limon ils n'avaient pas à craindre l'épuisement des sols.

Sur le Nil - Simone Boulanger

La rive occidentale, domaine des dunes, du sable, de la caillasse et de la falaise, la rive gauche est celle des nécropoles et du silence. Le mausolée de L'Agakhan, solitaire et dépuillé domine le fleuve. Le mausolée est fermé au public depuis 1997 afin que le défunt repose loin de l'agitation des vivants

Village nubien - Simone Boulanger

Assouan. C'est là, dans cette île en forme d'éléphant que "tout" a commencé : nommée Syène, elle abritait la capitale du premier nome de Haute-Égypte, celui « du Pays de l'arc » ou « du Pays de Nubie ».
Les gouverneurs de Syène tiraient leur puissance des taxes perçues grâce aux embarcations qui franchissaient la première cataracte pour aller vendre l'or, l'ebène et l'encens dans les régions du nord. Ils exploitaient de façon quasi indudustrielle les carrières de granit : la pierre de très bonne qualité servait à sculpter obélisques et colosses.

Le charme de l'île Eléphantine réside dans sa palmeraie et dans les ruelles des deux villages nubiens aux maisons en terre peinte en ocre et bleu pastel. Dans ce petit paradis hors du temps régnent une atmosphère seraine, un air d'une douceur inégalée et un accueil chaleureux.

l'île éléphantine - Simone Boulanger

L'île de Philae qui abritait le temple d'Isis a définitinvement disparu sous les eaux du lac Nasser. Délà, la construction du premier barrage en 1902 l'avait condamné à la noyade 10 mois par an. Seuls les chaptiteaux du temps surnageaient. La promenade en barque était très romantique mais les couleurs de la salle hypostyle ne survécurent pas à ce traitement. Avec la construction du haut barrage, le temple aurait té définitivement englouti. L'UNESCO a organisé le démontage de l'édifice bloc par bloc et sa reconstruction sur l'île voisine d'Agikia.

Le temple d'Isis a été créé comme une ode à Isis et au Nil créateur de toute chose. La légende raconte qu'Isis avait élu domicile sur l'île pour mieux pleurer Osiris, son frère et époux, assasiné par Seth qui le découpa en morceaux et le dispersa dan le Nil. Son épouse, Isis, reconstitua son corps, l'embauma et le fit réssusiter avec l'aide d'Anubis.

La construction du temple et des ses édicices annexes remonte aux trois premiers siècles après J-C. Le culte d'Isis, lui, s'est maintenu jusqu'à la fermeture du temple en 537 et sa transformation en église.

Temple d'sis, salle hypostile - Philae - Simone Boulanger
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