Carnet de voyage en Nubie, Egypte. Carnet n° 32. Novembre 2000. Aquarelles et pastels sur papier Canson, format 21 x 29,7 cm. Croquis à la plume, formats demi A4.





















Carnet de voyage en Nubie, Egypte. Carnet n° 32. Novembre 2000. Aquarelles et pastels sur papier Canson, format 21 x 29,7 cm. Croquis à la plume, formats demi A4.
Pour ou contre le barrage d'Assouan ? Les égyptiens s'en trouvent satisfaits : le haut barrage a fourni de l'électricité à tout le pays et jusqu'au moindre village, et a stabilisé le niveau du Nil, ce qui a permis l'extension des terres cultivées. Les conséquences écologiques, par contre, sont moins positives. Le limon s'accumule derrière le barrage, contraignat en aval, les paysans à utiliser de plus en plus d'engrais pour enrichir la terre qui s'appauvrit. La salinité des terres du delta a augmenté, le profil des berges du fleuve et de la méditerrannée a été modifié par le manque d'apport de limon. Le lac du barrage s'étend sur une distance de 500 kilomètres, un tiers étant au Soudan. Maisons et terres sous l'eau : de nouveaux villages se sont développés. De petites communautés de pêcheurs sont apparues le long du lac. A l'origine on prévoyait un délai de 500 ans avant que le limon s'amasse et devienne un problème. Le problème est déjà là.
Comme le temple d'isis à Philae, les deux temples construits par Ramses II étaient voués à la noyade par la construction du barrage d'Assouan. Ils furent sauvés par l'Unesco au prix de travaux titanesques et du déplacement de 12 000 tonnes de blocs de pierre ! Les temples furent taillés dans deux collines rocheuses. On ne sait pas pourquoi cet endroit particulier fût choisi pour édifier des temples d'une telle magnificiance. Il ne semble pas qu'il y eut une ville ou une colonie établie dns la région. Sur la façade du grand temple, les superbes colosses assis, de 20 mètres chacun. Portraits de Ramses II.
Le petit temple : approximativement à 100 mètres au nord du grand temple. Il est dédié à Hathor, forme locale de déesse de l'amour, de la beauté, de la maternité, et à la reine Néfertari, la femme de Ramses II. L'imposante façade comprend 6 statues colossales du roi et de la reine, de 10 mètres chacune. Quoique ce temple soit dédié à la reine, seules deux statues la représentent. Cependant elles sont de même taille que celle du roi et montrent ainsi qu'elle est son égal.
Après la création du barrage d'Assouan, Kars Ibrim devînt une île. 3000 mille ans d'occupation, égyptiens, romains. Il semblerait que Kars Ibrim ait été l'un des derniers lieux de culte des anciens dieux, lors de l'expansion du christianisme. Puis, pendant plus de mille ans, par la suite, demeura un bastion du christianisme devant la montée de l'islam.
Situé dans l'une des plus belles région de la Nubie, le temple d'Amada est le monument le plus ancien sauvé des eaux du lac nasser. Quoique l'extérieur de ce temple n'attire pas l'attention, l'intérieur contient des bas-reliefs parmi les plus beaux que l'on puisse voir en Nubie. Construit durant la XVIII ème dynastie (-1500), il fût transformé en église au début de la chrétienté. Un dôme en brique fût construit sur le toit. Les bas-reliefs, de couleurs éclatantes recouverts de plaâtre. En définitive, le plâtre sauvegarda les bas-reliefs.
Déplacé par une équipe d'ingénieurs français, il se situe désoramais à l'abri de la montée des euax, à 2,6 kilomètres du site originel
Le nom arabe donné jadis à la localité où se trouvait le temple "Wadi El Seboua" signifie "vallée des lions" (règne de Ramses II).
Une partie du temple est taillée dans le roc. Détail amusant : dans le sanctuaire, dans une niche sur la partie du le mur ouest il y avait des bas-reliefsd'Amun-Ré, de re-Karakti et de Ramses II déifié.Lors de la conversion au christianisme, ces sculptures furent recouvertes de plâtre et l'on y peignit des saints. Cependant, depuis, une partie du plâtre a disparu, laissant apparître des scènes plus anciennes. Dans la niche du sanctuaire, il en résulte une image incongrue : Ramses II offrant des fleurs à Saint Pierre !
Il fût démonté par une équipe d'Allemagne de l'Ouest. 13 000 blocs de pierre furent remontés sur ce site entre 1961 et 1963. Il était dédié à Manoulis. Un dieu soleil de la Basse Nubie.
Apparement, Kalabsha fût un temple de la guérison. Les malades venaient passer la nuit dans le couloir à l'extérieur du temple dans l'espoir d'une guérison.
Dans la partie sud se trouve un nilomètre circulaire (maintenant, bien en dessous du niveau de l'eau). Il était utilisé pour mesurer la montée annuelle de l'innondation pendant la saison d'été. Cela permettait, entre autre, aux agents des impôts de faire une estimation préliminaire des revenus à tirer de la récolte du printemps suivant.
Conséquence du manque de logements dans les centres urbains : l'âge du mariage a considérablement reculé. nombre de jeunes, âgés de plus de trente ans sont toujours fiancés, parfois depuis 5 ans. L'importance du mariage ne facilite guère les choses. En Egypte, le mariage signifie dépenses importantes : pour les festivités, pour le trousseau. Avec l'avénement de la société de consommation le contrat comprend, en effet, chambre à coucher, salon et électroménager. Les milieux aisés donnent de gigantesques réceptions dans des hotels de luxe. Dans les classes modestes, les familles se saignet aux quatres veines, voire s'endettent pour longtemps.
Le premier centre de planing familial a ouvert ses portes au Caire en 1962. Aujourd'hui, dans chaque quartier, un centre offre des conseils et les moyens de contraception sont gratuits. Hosni Moubarak a fait du contrôle des naisances une priorité nationale. Les résultats sont encourageants. La fécondité des femmes en ville est passée de 5,3 à 3,9. Le phénomène reste cependant marginal dans les campagnes.
Sur le papier, les femmes ont conquis bien des droits depuis la naissance du mouvement féministe dans les années 1920. En réalité la situation est contrastée. De fait, les femmes conduisent, travaillent, font des études. Elles sont journalistes ou médecins, avocates ou chefs d'entreprise. Elles siègent au Parlement et au Gouvernement. Mais, le statut des femmes célibataires est encore très mal accepté -les hommes aussi - et, si l'âge légal du mariage a été porté à 16 ans, des jeunes filles sont encore mariées à 14 ou 13 ans, en particulier dans les zones rurales. Fréquemment, et surtout dans les milieux modestes, les filles ne chosissent pas elles-mêmes leurs époux. La polygamie, même peu pratiquée, est autorisée par la loi puisqu'un musuleman peut épouser jusque 4 femmes. En ce qui concerne le divorce, les procédures juridiques sont longues, coûteuses, et souvent défavorables pour les femmes. L'excision est encore très couramment pratiquée sur les fillettes, et souvent dans des conditions d'hygiène déplorables.
Ce sont des motivations de réalisme absolu qui ont engendré les principes de représentation de la réalité, fondés sur la combinaison des points de vue. Il faut montrer les êtres tels qu'ils sont, intégralement, et non pas tels qu'ils apparaissent. Ainsi, pour donner la vision la plus complète possible d'un être humain, on figure son oeil et ses épaules de face, tandis qu'on privilégie le profil du visage, considérant que le nez ainsi représenté est une caractéristique plus prégnante de la personalité.
Pour rendre tous les apects d'un jardin de plaisance, on dessine le bassin en plan, la végétation avoisinante de face et les oiseaux de profil, faisant de l'absence de perspective un principe de liberté. La taille respective des objets et des choses est l'objet de canons très stricts. Le pharaon et les dieux sont plus grands que les courtisans, eux même plus grands que le peuple ou les ennemis. Ce conventions ont régits les gestes du dessinateur égyptien et les travaux d'ateliers d'artistes pendant plus de 3000 ans.
Avec des brosses et des pinceaux fabriqués dans des tiges de roseaux, dont ils machônnent l'extrémité pour les effiler, les peintres appliquent la peinture à la détrempe et l'étalent en larges aplats, sans ombres ni modelés.
La palette est composée de 6 à 8 godets qui offrent un choix de couleur auxquelles la tradition a peu à peu donné une simplification symbolique. L'ocre jaune est réservé à la chir des femmes, l'ocre brun distingue le timbre des hommes, le rouge est la couleur de la violence et des forces du mal, le bleu est l'attribut du ciel et de la nuit, le vert est l'emblème de la jeunesse et du renouveau..
Les poudres de couleur sont obtenues à partir des ocres de la montagne pour le jaune, et le rouge et du silicate de cuivre pour le bleu qui, mélangé au jaune donne du vert. Le blanc est extrait de la craie, le noir, tiré du charbon de bois. Ces pigments étaient dilués à l'eau dans un coquillage ou un tesson avant d'être malaxés avec de la gomme arabique ou du blanc d'oeuf qui les rendaient onctueux et prêts à l'application.